Facture électronique
Liste des PDP pour la facture électronique : infos et calendrier
Tout savoir sur la liste des PDP : qui sont les candidats ? Quel est le calendrier des prochaines immatriculations ? Comment choisir sa plateforme ?
Déjà mise en œuvre depuis le 1er janvier 2020 dans la sphère publique (échanges B2G), la facturation électronique se généralise désormais aux échanges inter-entreprises. Fondée sur l’article 153 de loi de finance 2020, la réforme a depuis vu son contenu précisé par l’ordonnance n°2021-1190 du 15 septembre 2021 et plus récemment encore par le communiqué de la DGFiP du 15 octobre 2024. Calendrier, formats, données, modes d’échanges… Faites le tour du sujet en 7 points clés.
Note éditoriale : Cet article, initialement publié en novembre 2022, a été réédité en 2024 pour inclure des informations actualisées sur la facturation électronique obligatoire.
Sommaire
Au sens de la réforme et de l’ordonnance n°2021-1190 du 15 septembre 2021, une facture électronique n’est pas une simple facture PDF. Il s’agit d’une facture émise, transmise et reçue sous une forme dématérialisée et qui contient des données structurées (donc directement interprétables par une machine afin de faciliter l’exploitation par l’administration fiscale).
Norme EN 16931
2 formats structurés (UBL / CII)
1 format mixte (Factur-X)
Au-delà du socle minimal défini par les spécifications de la DGFiP à date, les Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) pourront aussi s’échanger tous types de formats dès lors qu’elles se seront coordonnées pour le faire et que l'obligation de complétude des données, telle qu'attendue par l'administration fiscale (voir Point clés n°7), sera respectée.
Toutes les entreprises établies en France sont concernées et doivent dès à présent se préparer à la réforme.
« Les factures des transactions entre assujetties à la taxe sur la valeur ajoutée sont émises sous formes électronique et les données y figurant sont transmises à l’administration pour leur exploitation à des fins, notamment, de modernisation de la collecte et des modalités de contrôle de la taxe sur la valeur ajoutée. »
Les entreprises devront émettre, transmettre et recevoir des factures sous forme électronique dans leurs transactions entre assujettis.
Elle s’applique à toutes les opérations commerciales qui ne sont pas concernées par l’e-invoicing. Il s’agit ainsi de transmettre à l’administration fiscales les données de transaction B2B international, B2C et les données relatives au paiement de prestations de services.
Elles n’auront certes pas l’obligation d’émettre des factures au format électronique mais devront, elles aussi, se préparer à en recevoir de la part de leurs fournisseurs.
La généralisation de la facture électronique engagée dès 2020, poursuit quatre objectifs principaux :
Si les bénéfices pour les entreprises sont bien réels, n’oublions pas l’objectif premier de la réforme : lutter contre la fraude fiscale, et notamment la fraude à la TVA, principale recette de l’état. A terme, l'administration fiscale prévoit d'ailleurs un pré-remplissage des déclarations de TVA.
Au-delà de cet enjeu fiscal, la réforme veut également « simplifier la vie des entreprises et améliorer leur compétitivité » grâce aux apports de la dématérialisation : réduction des coûts de traitement, maîtrise des délais de paiement, pilotage accrue… Selon le ministère de l’économie et des finances, ce « gain de simplification » est évalué à 4,5 milliards d’euros pour plus de 4 millions d’entreprises.
Les opportunités sont réelles. A charge pour les entreprises d’anticiper leur transition dès maintenant.
L’échéance est proche. Dès septembre 2026 l’ensemble des entreprises, quelle que soit leur taille, devront être en mesure de recevoir des factures électroniques.
Concernant les obligations d’émission de factures électronique et d’e-reporting, le calendrier sera progressif : septembre 2026 pour les grandes entreprises et ETI, septembre 2027 pour les PME et TPE.
C’est un point à bien anticiper : alors que les factures électroniques sont appelées à se développer, les factures papier et PDF ne vont pas pour autant totalement disparaître. La raison : le caractère progressif du calendrier de la réforme et son périmètre (cf. points clés n°2 et 4).
Lors de l'entrée en vigueur du dispositif, seules les grandes entreprises et ETI auront obligation d’émettre des factures électroniques. Les PME et TPE pourront continuer à émettre des factures papier ou PDF via email jusqu’en septembre 2027.
Savoir capter tous ces documents et les traiter de façon homogène est, de fait, un critère clé de la performance des directions financières. Des solutions omnicanales de dématérialisation des factures sont ici pertinentes.
Passée l’échéance de 2027, certaines factures pourront toujours être reçues au format papier ou PDF. C’est le cas plus particulièrement des factures internationales.
Les entreprises implantées à l’international devront donc être particulièrement vigilantes sur ce point et être en mesure de gérer tous types de formats papier et électroniques, y compris après 2027.
Avec la réforme, fini la transmission directe d’une facture entre fournisseurs et clients.
Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP) : définition
"Prestataire offrant des services de dématérialisation des factures. Seules les plateformes de dématérialisation partenaires peuvent transmettre directement les factures électroniques à leurs destinataires et transmettre des données au portail public de facturation"
Source : DGFiP
A ce jour, plus de 70 candidats ont intégrés la liste des PDP immatriculées.
Portail Public de Facturation (PPF) : focus sur l'annuaire et la collecte des données de facturation
Dans son communiqué du 15 octobre 2024, La DGFiP a annoncé un recentrage des missions du Portail Public de Facturation. Deux informations clés à retenir :
Les données à extraire et transmettre à l’administration (voir encadré) correspondent ici aux mentions obligatoires de la réglementation fiscale et commerciale :
Attention : certains données métiers utiles aux traitements de la facture par l’entreprise (un code chantier ou entrepôt par ex.) ne seront donc pas nécessairement structurées. Un enjeu que certaines plateformes permettront d’adresser en offrant des services complémentaires à la dématérialisation, en digitalisant le processus métier, par exemple le processus Procure-to-Pay.
En complément des données de facturation (e-invoicing), les fournisseurs, clients et leurs éventuelles plateformes, devront informer l’administration du cycle de vie de la facture, au travers de « statuts ». Une 20aine de statuts ont été prévus par l’administration, dont certains obligatoires tels que le dépôt, rejet ou encaissement. Ces statuts devront être partagés régulièrement.
Enfin pour l’e-reporting, les données diffèreront selon qu’il concerne des transactions B2B internationales ou B2C ou qu’il concerne les données de paiement des transactions B2C et B2B (voir encadré). Les entreprises devront donc là aussi bien évaluer leur capacité à répondre à cette nouvelle obligation.
26 données obligatoires au démarrage SIREN, TVA, Dates, Nº Facture, Montant HT ...
8 données obligatoires 'cible' minoration de prix, quantité, escompte
Nouvelles mentions obligatoires SIREN client, nature de l'opération ...
Toutes les informations comptables ne seront pas des données structurées :
code chantier, code entrepôt...
Transmission des statuts de traitement de la facture
Certains status obligatoires, d'autres recommandés
Exemple de status : Déposée, Mise à disposition, Prise en charge, Refusée, Approuvée, Paiement transmis, Encaissée ...
Transactions B2C et B2B avec un assujetti non établi en France
B2B international : données identiques à celles fournies en e-invoicing
Données de paiement : date, montant nº de facture
Même si l'échéance peut paraître encore distante, notre expérience - acquise entre autres en Italie dans leur transition vers la facture électronique - montre qu'il est essentiel de s'emparer du sujet bien avant son déploiement.
Dans le cadre de la réforme, ITESOFT propose la première plateforme de traitement du dossier facture incluant une PDP plug & play. N’hésitez pas à nous solliciter. Nos équipes sont là pour vous aider dans votre transition.
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Responsable communication et éditorial
Laurent rejoint ITESOFT en 2000. Directeur de Projet Marketing et diplômé de l’IAE d’Aix en Provence, il dispose d’une expérience de plus de 15 ans dans la production d’évènements, d’études et de contenus autour de la dématérialisation et de l’automatisation des processus.
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